06-01-2009
 
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Là-bas, une rencontre change le cours de sa vie. Kamal Dissaoui, le directeur de cet établissement.  Un homme sérieux et respectueux, réputé pour sa droiture mais aussi pour sa bonté. Ce pédagogue a su lui donner le bon exemple. Dans son premier cours d’Algorithme, il prononce le mot Omelette. Il n’en faut pas plus pour capter l’attention de son élève. Vous l’avez compris. La bonne table est son centre d’intérêt. Sa raison de vivre. 

Dès ce jour-là, il tombe éperdument amoureux du Développement. Car, désormais, ce concept est assimilé à la nourriture.
Mais, Kamal Dissaoui n’est pas le seul responsable dans cet amour pour les langages de la programmation, un charabia inaccessible pour Mr tout le monde selon sa femme. Il y avait aussi son professeur du langage « Pascal », Abou Nabate. Hormis le fait qu’il soit toujours mécontent, du moins c’est la seule expression qu’on pouvait lire sur son visage, cet enseignent d’origine de Marrakech, une ville connue pour la jovialité et l’humour de ses habitants, avait la bonne méthode. Par sa gentillesse et sa disponibilité, Mme El Khayat lui laisse un souvenir agréable de son Travaux Pratiques (TP) d’électronique, au cours de la première année en Tronc commun. Mr Idrissi qui deviendra, par la suite, son ami, lui fait apprécier son TP d’Informatique qu’il n’a d’ailleurs jamais raté. Seule bête noire dans cette brochette d’enseignent hors pairs, le professeur de la langue française. Un paranoïaque souffrant d’un complexe d’infériorité. Il passait son temps à humilier ses élèves.
Le programme de la première année, même chargé, était bien conçu. Il comportait toutes les connaissances dont avaient besoin les étudiants pour s’orienter plus tard.
En effet, les étudiants avaient le choix entre deux options : Ingénieur informatique ou Ingénieur Industriel. Il opte pour la première bien que la seconde était plus porteuse sur le marché. Les lauréats de cette spécialité n’avaient aucun mal à trouver un emploi.
Mais, sa première année scolaire est marquée par un événement tragique. La disparition d’un être cher. Son père est mort après un long combat avec la maladie. Un an et demi auparavant, il a perdu son grand-père. Celui-là même qu’il considérait comme le chef de la famille.
Malgré son profond chagrin, il a surmonté cette épreuve. Il a passé ses examens de fin d’année avec succès pour faire, ensuite, son deuil tranquillement.

Au cours de la deuxième année, les choses ont changé. Il est embauché  à temps partiel dans le plus grand Cyber café de l'époque "Web's cafe" pour s’occuper  de la maintenance des machines. Envahi par son travail, il délaisse ses cours. Une erreur ! Avouera-il avec du recul.
Trois mois avant la fin de la deuxième année scolaire, il reçoit une proposition de poste avec plus de responsabilité et aussi plus d’argent. Bien sûr ! Sans hésitation, il préfère avoir la poche pleine qu’avoir un diplôme dans la poche. Et pourtant, il n’avait pas besoin d’argent. Sa mère subvenait à ses besoins. La femme du patron, une fouineuse et mégère, le pousse à remettre en cause sa décision. Si, hier, il lui en a voulu. Aujourd’hui, il la remercie. Ses excès de colère lui ont remis les pendules à l’heure. En plus, cette expérience professionnelle lui a fait prendre conscience que dans le marché de travail, les diplômes comptent plus que les compétences. Une autre aventure scolaire commence. Celle de l’Institut des Hautes études en Télécommunications et Management. une nouvelle école pour tourner la page du passé et partir sur des bonnes base.

 


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